carlota perez photoÀ partir des cycles économiques longs de Kondratiev (1926) et la destruction créatrice de Schumpeter (1942), Carlota Pérez publie en 2002 «Technological Revolutions and Financial Capital: The Dynamics of Bubbles and Golden Ages » proposant une grille de lecture originale sur les relations entre les cycles technologiques et les cycles financiers ainsi que sur le rôle des institutions.

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Selon Carlota Pérez :

  • Des cycles de soixante ans environ composés de deux grands moments séparés par un point d'inflexion :
    • La période d'installation durant laquelle la nouvelle technologie émerge, c'est une phase de disruption et d'intenses investissements provoquant une bulle financière. C'est ce qu'elle appelle " l'âge plaqué or " signifiant par là que la richesse produite par la nouvelle économie est captée par quelques-uns.
    • Le point d'inflexion n'est pas une phase mais un changement de contexte de durée variable. C'est un moment crucial de rééquilibrage entre les intérêts privés et collectifs dont l'issue est incertaine et où les institutions jouent un rôle déterminant.
    • La période de développement qui tire pleinement profit du nouveau paradigme, la disruption de la phase d'installation ayant produit tous ses effets. C'est ce qu'elle appelle " l'âge d'or " signifiant par là que - s'il y a bien eu rééquilibrage entre intérêts privés et communs - la croissance profite à tous, sinon, c'est " l'âge plaqué or " qui perdure.

Pour établir sa théorie, Carlota Pérez s'appuie sur une rétrospective de toutes les révolutions de la modernité et souligne que pour ce qui est de la révolution numérique nous sommes au point d'inflexion :

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