Business : D’après une enquête signée CloudBees, la génération Z place le développement en tête de ses choix de carrières. 95% des jeunes français sondés considèrent d’ailleurs que ce marché comme étant une importante source d’emplois pour les cinq années à venir.

Il semblerait que le codage ait le vent en poupe chez les étudiants ! Selon une enquête mondiale conduite par CloudBees, les 18-24 ans voient le développement de logiciels comme leur premier choix de carrière. Neuf sondés sur dix estiment d’ailleurs que de nombreux emplois verront le jour au cours des prochaines années. 

La technologie évolue sans cesse et les étudiants n’ont pas tort de se tourner vers le métier de développeur. Qu’il s’agisse de sécurité ou de nouveaux outils, les programmes occupent une place toujours plus grande dans notre monde. Les nouveaux arrivants sur le marché de l’emploi sont en phase avec cette tendance, souligne Dinesh Keswani (Chief Technology Officer chez CloudBees). 

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Bien qu’encore sur les bancs de l’école, la génération Z se dit prête à rejoindre le monde du travail. Parmi les mille étudiants sondés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, 56% déclarent vouloir consacrer une partie de leur cursus au codage, 39% s’attendent à toucher à du code dans leur futur job et 29% souhaitent comprendre le codage pour « mieux appréhender le travail de leurs futurs collègues ». Sans oublier les 10% qui codent « pour le plaisir » !

Quelques lacunes !

En creusant un peu le sujet, on constate que, malgré le grand intérêt porté au développement, un fossé se creuse entre ce qui est enseigné à l’école et le monde du travail. D’un côté, Java et Python sont les langages les plus étudiés. Or, 41% des diplômés déclarent que le langage de programmation vu en cours n’est pas celui qu’ils utilisent au bureau. De l’autre, l’impasse est trop souvent faite sur la cybersécurité pour 25% des personnes interrogées. Un chiffre qui monte à 29% en France.

Alors oui, le codage évolue au gré des modes et il est difficile d’enseigner aujourd’hui ce qui sera utilisé demain. Mais le fait d’apprendre sur le tas et une charge supplémentaire pour les employeurs, voire les futurs collègues de ces étudiants. Les entreprises doivent ainsi se tenir prêtes en mettant en place des formations spécifiques et programmes d’accueil pour combler leurs lacunes.

Emploi, salaire et télétravail

Quel que soit le continent, 53% des diplômés interrogés rapportent qu’ils ont trouvé un emploi dans les six mois qui ont suivi la fin de leurs études. Alors que de nombreux secteurs sont saturés ou réclament un minimum d’expérience professionnelle, le développement s’en sort relativement bien !

Enfin, le salaire et les avantages sociaux sont importants pour 47% des Français sondés, viennent ensuite l’emplacement du lieu de travail pour 11% et la possibilité de télétravailler pour 8%.

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