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Par Christian Hindré, Vice-Président Europe du Sud, Flexera Software

Les changements sont constants dans le monde du logiciel et des applications. La tendance en faveur des modèles de location (SaaS, cloud, …) transforme la manière dont les entreprises valorisent leurs actifs logiciels et la manière dont les éditeurs en tirent des revenus. Si le modèle de licence à la demande présente de nombreux avantages, il n’est pas la panacée que beaucoup d’entreprises peuvent penser. En effet, la plupart des problèmes liés à la gestion de la « situation logicielle » des entreprises proviennent des logiciels utilisés en mode location. La bonne réputation de la location des logiciels Le concept d’utilisation des logiciels à l’usage, sous forme d’abonnement, est séduisant. Plutôt que de payer une licence permanente à grands frais – le modèle de licence traditionnel avec lequel le marché des logiciels d’entreprise a grandi –, les entreprises peuvent simplement les louer. Le modèle locatif fonctionne aussi bien pour les logiciels dans le cloud, le SaaS (Software-as-a-Service) et les applications installées sur les serveurs internes de l’entreprise. Le plus souvent, les frais d’abonnement sont traités comme des dépenses opérationnelles plutôt que des coûts d’investissement, ce qui facilite l’obtention et l’approbation des budgets. Partant de là, quels sont les mythes, et quelles sont les réalités ? Coûts d’acquisition réduits Les licences par abonnement sont attractives pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elles coûtent moins cher que les licences permanentes car le coût est réparti sur toute la durée du contrat. Pour les solutions SaaS, le coût diminue encore plus grâce à des délais et budgets de mise en place limités – les entreprises n’ayant pas à investir dans une infrastructure dédiée à l’hébergement de l’application et des équipes pour configurer le système. Toutefois, il est important de souligner que les avantages proviennent du modèle de distribution hébergé, et pas de la structure de prix par abonnement en elle-même. Mais croire que les entreprises vont payer moins pour utiliser leurs logiciels est un mythe. Après un certain temps – en général trois à quatre ans –, les frais de location que l’entreprise aura payés commencent à dépasser ceux d’une licence permanente, même en prenant en compte les coûts annuels de maintenance de celle-ci. Les entreprises qui ne passent pas à un modèle de licence classique permanente à partir d’un certain moment peuvent finir par payer plus en conservant leur modèle de location. C’est le coût à long terme de la flexibilité offerte par le modèle locatif. Celui-ci peut s’avérer être un bon compromis pour l’entreprise, mais, dans tous les cas, il convient de bien y penser au préalable. Démocratisation Les technologies ont évolué vers des modèles d’usage par abonnement, au détriment des modèles de licence permanente. La téléphonie mobile, par exemple, fonctionne généralement par abonnement. Les appareils intelligents – systèmes automobiles type badge d’autoroute, appareils médicaux coûteux, … – ne sont plus achetés mais loués. Et le succès de certaines solutions virtualisées et accessible via le cloud, telles que Salesforce.com, a participé à démocratiser le modèle locatif. La plupart des éditeurs de logiciels préférant des revenus prévisibles et lissés sur le long terme, ils se tournent également vers les licences par abonnement. Ce qui favorise encore plus le développement de ces modèles auprès des entreprises. Gestion des licences logicielles La confusion la plus importante s’agissant des licences par abonnement est sans doute celle qui est liée à la gestion des licences logicielles. Beaucoup pensent que les problèmes de « shelfware » (acheter trop de logiciels) et d’utilisation non-conforme des logiciels (et les pénalités d’audit qui en résultent) disparaissent en passant au mode locatif. Une licence par abonnement est essentiellement un échéancier de paiement pour accéder à une application, et ne doit pas être confondu avec le modèle de distribution du logiciel – par exemple SaaS par rapport au déploiement sur site. Si le logiciel est fourni au travers d’un abonnement, il faut être bien conscient des unités de mesure sur lesquelles est basée la licence – que ce soit en fonction du nombre d’utilisateurs ou en fonction de critères d’utilisation tels que les secondes CPU ou le nombre de transactions effectuées –, et les suivre de près. Dans le cas des critères d’utilisation, si l’usage dépasse le forfait souscrit, les conséquences peuvent aller de la suspension de service à des pénalités financières. Les entreprises ont donc besoin de processus et d’outils pour suivre les installations et l’utilisation des logiciels, et les comparer aux termes de leurs licences afin de comprendre si elles sous-utilisent ou sur-utilisent ce qu’elles paient – ou s’il elles font une utilisation parfaitement conforme à ce que prévoient les licences. De plus, la plupart des entreprises n’optent pas exclusivement pour le modèle de location, et utilisent un mix de licences par abonnement et de licences permanentes classiques, en fonction de ce qui est plus adapté pour chaque cas. Par conséquent, des systèmes sont nécessaires pour gérer et optimiser l’utilisation toujours plus compliquée des mix logiciels, et pour garantir que les entreprises achètent (ou louent) uniquement ce dont elles ont besoin, et utilisent ce qu’elles ont. De leur côté, les outils d’optimisation des licences logicielles doivent évoluer et s’adapter aux nouveaux types de métriques basés sur l’usage qui peuvent figurer dans les termes des licences. Cela implique de prendre en compte de nouvelles variables au-delà des simples critères de nombre et de temps, comme par exemple la manière dont l’application est utilisée. La solution d’optimisation des licences logicielles doit également être capable de prendre en compte les conditions d’utilisation de manière continue, et pas seulement ponctuellement. En fin de compte, les éditeurs de logiciels et les entreprises tirent tous deux avantages de solutions d’optimisation des licences plus avancées et adaptées aux modèles par abonnement et à l’usage. Cela favorise une définition commune et objective de la situation logicielle, sur laquelle les entreprises et les éditeurs pourront s’accorder. Cela permet de garantir la conformité et d’éliminer les shelfware, pour le bénéfice des deux parties : une utilisation optimale pour les entreprises, et des revenus justes pour l’éditeur. Ces outils apportent enfin aux entreprises une vue plus fiable sur les applications dont elles ont besoin, leur permettant de négocier leurs achats de manière plus précise.

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