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Qu’est-ce que le numérique responsable ?

Chez OCTO, nous sommes de plus en plus systématiquement amenés à nous questionner sur le rôle que nous pouvons/devons jouer, individuellement et collectivement, dans l’émergence du numérique responsable (comme en témoigne d’ailleurs notre récente labellisation B Corp). Mais, au détour de nos échanges sur le sujet, nous nous sommes rendus compte que nous n’avions pas tous, au sein d’OCTO, la même définition de ce que désigne l’expression “Numérique Responsable”.

En effet, selon nos expériences individuelles et notre métier ou expertise, nous n’identifions pas les mêmes problématiques derrière ce terme. Nous sommes donc partis à la rencontre de plusieurs Octos pour tenter de faire émerger la pluralité des enjeux à l’aide de l’intelligence collective et challenger nos propres certitudes. 

Qu’est-ce que le numérique responsable pour toi ?

Vincent Ducas  (Senior Business & Sustainability Manager) : Une prise de conscience collective, un ensemble de démarches tournées vers l’action pour transformer nos savoir-faire techniques en un levier de changement des façons de faire et de « consommer l’objet numérique » plus responsables. 

Cela signifie, d’une part, imaginer et concevoir des produits ou services numériques en pensant systématiquement quantité, diversité et origine des ressources, procédés de fabrication (supports physiques et applications) et utilisation à l’échelle afin de minimiser la dette écologique de ces dispositifs envers  la planète.

Le deuxième volet,  intrinsèquement lié au premier, est de conditionner la démarche précédente au service de et par l’inclusion de communautés plus larges et diversifiées en cherchant à priori (et non à posteriori) un impact humain positif plus significatif.

 

Julie Gallavardin, (Manager Data et Secteur Public) : Le numérique a des impacts positifs comme négatifs. Le numérique responsable, c’est d’une part diminuer les impacts négatifs du numérique (par exemple grâce à l’écoconception, l’accessibilité, l’éthique des données….) et d’autre part privilégier les produits numériques à impact positif : pour la société, pour les individus, pour la planète. Cela signifie qu’il faut connaître et essayer de mesurer chacun de ces impacts positifs comme négatifs. Et souvent quand on connait, on est plus responsable et on prend soin de ces enjeux !

 

Quelle est ton historique avec le numérique responsable ?

Meriem Berkane (Chief Technology Officer) : D’un point de vue personnel, j’ai eu une prise de conscience progressive ces dernières années de l’impact environnemental de notre activité humaine. Cela s’est accéléré et décuplé lors de ces 12 derniers mois. Cela se traduit par des actions personnelles concrètes : j’ai fait mon propre bilan de mon impact et celui de ma famille (je conseille à nos lectrices et lecteurs d’ailleurs de le faire également, par exemple ici), je fais attention à mes moyens de transport, mon alimentation (consommation de viande par exemple), etc.

D’un point de vue professionnel, cela a été une évidence pour moi qu’il fallait aussi s’engager à réduire l’impact environnemental de notre industrie (GES, consommation de ressources planétaires, etc.), qui est très élevé et qui a une accélération plus rapide que toutes les autres industries. Nous avons une responsabilité, mais nous avons aussi un levier d’action important. 

J’y suis donc arrivée par le prisme environnemental, mais je suis tout aussi sensible à ce que nos services numériques soient accessibles pour le plus grand nombre, que notre environnement de travail soit inclusif et que le choix de nos technologies soit en adéquation avec les intérêts de nos clients et de notre territoire.

 

Julie Gallavardin : Deux chemins m’ont menés au numérique responsable.. En premier lieu, mon expertise RGPD m’a permis de réaliser que derrière l’enjeu réglementaire, il y a surtout une attention portée aux données personnelles et au respect de chaque individu. En évoluant dans le secteur public, j’ai découvert le RGAA (pour l’accessibilité) et le RGESN (pour l’écoconception) et j’ai compris que derrière chaque règlement, on cherchait à protéger les individus des effets néfastes du numérique. Au delà de ces effets négatifs corrigibles, Beta.gouv.fr, un programme de Startup d’Etat qui permet de répondre à des irritants ou des problèmes d’usagers et que nous accompagnons depuis plusieurs années, démontre que le numérique peut avoir un impact extrêmement positifs sur les enjeux écologiques et sociétaux. Deux exemples : France Chaleur Urbaine qui accélère le raccordement des copropriétés aux réseaux de chaleur et AccèsLibre qui collecte et partage les données d’accessibilité des établissements publics. C’est cette histoire que nous voulons écrire avec OCTO : si nous croyons que l’informatique transforme nos sociétés, alors nous souhaitons que ce numérique ait un impact positif sur la société et la planète. À mon sens, cette prise de conscience est collective, inspirée des chemins de chacun et c’est pour cela qu’OCTO s’en saisit depuis plus d’un an déjà.

 

Vincent Ducas : Ce fut une prise de conscience personnelle parallèle à celle des Octos et d’OCTO dans son ensemble et qui ont fini par se rejoindre. Je dirais que ma prise de conscience réelle date des Accords de Paris (COP21) en 2015. La réalité de ce constat et du chemin à parcourir pour atteindre ces objectifs s’est vue renforcée au fil des années qui ont suivi en voyant les catastrophes naturelles et la dégradation accélérée de notre environnement. Tout cela en même temps que l’augmentation de la fracture numérique et les inégalités environnementales et sociales que le numérique générait dans les pays producteurs de métaux rares qui font l’essentiel de nos smartphones.

Cette réflexion systémique est très bien mise en évidence lors des ateliers de La Fresque du climat (que l’on propose à tout nouvel Octo qui nous rejoint) qui crée souvent un effet « choc » sur la chaîne de causalité de ces dérèglements climatiques.

 

Le dernier projet qui t’a marquée ou sur lequel tu as travaillé, qui illustre un ou des aspects du numérique responsable ?

Julie Gallavardin : Plusieurs initiatives OCTO convergent actuellement vers la mesure de l’impact. La question de fond est d’arriver à comparer ou du moins faire des choix entre différents impacts. Cela se traduit sur certains de nos projets de delivery : rajouter une vidéo sur un site n’est pas la meilleure pratique en terme d’écoconception. Mais si cette vidéo permet de générer plus de trafic et plus d’engagement sur un site avec un impact fort pour une meilleure insertion professionnelle, quel est le bon choix ? Faut-il dégrader l’empreinte écologique au profit de l’impact sociétal ? Il n’y a pas de bonne réponse, mais finalement une décision politique éclairée par la connaissance des impacts.

 

Vincent Ducas : Conseiller deux groupes de cosmétiques et un groupe de luxe qui font, de la transformation culturelle de leur organisation vers des nouveaux modèles d’affaires à impact, une priorité.

OCTO technology intervient dans ce cadre dans leur réflexion sur des principes d’architecture technique plus responsables dans un cas (minimiser les usages réseau en repensant les flux de données, mais aussi leur stockage, ainsi que l’optimisation des capacités strictement nécessaires dans le Cloud) et dans l’autre cas sur une véritable feuille de route de transformation de sa DSI pour être en mesure de mettre en application by design les concepts d’éco-conception, d’acculturation et de mesures d’impacts (environnemental et social) des applications informatiques.

Nous avons la possibilité d’amplifier cet accompagnement avec des parcours de formation au Numérique Responsable proposés par OCTO Academy, pouvant s’adresser à plusieurs cibles chez nos clients (décideurs, managers, équipe opérationnelles techniques ou métiers).

 

Quand as-tu pris conscience que le numérique responsable était un enjeu majeur qui devait être relevé par OCTO ? 

Vincent Ducas : La nécessité d’un numérique responsable s’est imposée à moi au sein d’OCTO en rejoignant et suivant des groupes d’engagé(e)s (pour ne pas dire de révoltés) et parce qu’en tant qu’ESN, OCTO Technology s’est donné pour mission d’être un acteur référent en France sur l’usage responsable des technologies. Je dirai que le déclic personnel est venu en participant à notre certification BCorp en 2020 – 2021 simultanément à notre Bilan Carbone où j’ai pu mesurer l’importance de faire bien les choses (green IT et suivi de notre bilan carbone comme contributeur à la RSE) mais aussi de faire les choses bonnes (au sens d’un Business Model à Impact traduit dans le cadre du label BCorp ou de la loi PACTE et que nous traduisons en interne par Tech4good).

Non seulement je suis entouré de collaborateurs et collaboratrices engagé(e)s personnellement à faire durer et réparer les objets qui les entourent (en particulier informatiques) et donc enclins à le proposer dans les projets pour nos clients, mais je suis également inspiré par une Direction qui en fait son objectif stratégique prioritaire et nous met sur la voie en nous donnant les moyens (temps de recherche, mise en relation avec un écosystème élargi d’associations, de partenaires, …)

 

Meriem Berkane : Cela a émergé progressivement durant ces dernières années, à mesure que nos connaissances et notre prise de conscience de ce sujet majeur grandissait. Cela s’est confirmé grandement par notre bilan carbone qui a révélé la proportion de l’impact sur le climat de nos réalisations et nos missions. Tout naturellement, faisant partie de l’équipe de direction d’OCTO et ayant comme mission dans mon travail de me pencher sur les orientation technologiques d’OCTO, c’était évident pour moi qu’on devait travailler à aligner les planètes : notre prise de conscience et nos actes lors de nos réalisations et nos missions. Cela s’est d’abord traduit par un intérêt très fort à l’éco-conception des services numériques (et l’engagement de travaux internes de déclinaison sur les différents domaines techniques : développement mobile, web, cloud, etc. encourager les formations sur le sujet), grâce à l’engagement de notre tribu Seed, qui nous a montré le chemin et qui continue à le faire. Mais aussi, et de plus en plus, à la dimension systémique de nos réalisations et à notre volonté de nous inscrire dans des écosystèmes vertueux.

Nous sommes au tout début de l’histoire, mais nous sommes convaincus que nous ne fabriquons pas simplement des produits numériques. Nous sommes des personnes qui sommes au contact de centaines d’autres et nous avons donc un véritable un levier qui peut décupler nos actions.  

Auteur d'origine: Justine DESHAIS
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mercredi 8 décembre 2021

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